“De prison, j’ai rapporté 800 dessins et 100 récits. Je suis sortis de prison comme d’autres sortent d’Oxford. Au cours d’une conversation avec Tarkovski, je lui ai dit: “Tu es un grand ami, mais il manque peut-être quelque chose à ton art, tout simplement d’avoir passé un an dans une prison soviétique. Dans l’obscurité totale, affamé, plein de poux, on se met à penser à l’univers autrement, à apprecier différement le soleil, la vie”. La mort de Tarkovski c’est une grande perte pour le cinéma soviétique. Devoir quitter son pays pour travailler, c’est un drame, une tragédie. J’aimerais aller me recueillir sur sa tombe, là où nous, les cinéastes soviétiques, avons laissé, en l’enterrant, un morceau de notre coeur.”
Sergei Paradjanov em entrevista a Charles Tesson. Cahiers du Cinéma, nº 410.
0 comentários:
Postar um comentário